... tout le monde il est gentil ....

J'ai lu un commentaire sur un blog (oui, c'est pas parce que je reste discret - dis plutôt que t'as pas grand chose à rien ! - en fait j'ai rien à dire sauf quand je l'ouvre comme maintenant - que je ne passe pas vous voir) quelque chose qui m'a fait réfléchir.

Si je résume sans faire d'erreur (si j'ai fait une erreur ça servira de toute façon de base à cette pensée géniale), un prof faisait une corrélation entre le fait de devoir noter (donc évaluer comme bon ou mauvais) les élèves et le creusement des inégalités.

Loin de moi l'idée de dénigrer cet avis, mais je ne suis pas d'accord, et je vais essayer de le démontrer (attention, comme d'habitude ce post n'est pas murement réfléchis, pensé, retravaillé, etc il sort brut de fonderie du four).

Pourquoi évaluer les élèves ?

Je ne m'avancerais pas trop en disant que tout le monde n'a pas les mêmes capacités et que par conséquent il y a forcément des domaines où chacun peut briller et d'autres où il vaut mieux ne pas s'aventurer, il me parait donc sensé d'évaluer les élèves afin de les aider à identifier leurs points forts et leurs points faibles.

Tout irait bien dans le meilleur des mondes, si l'Humain n'avait ce que l'on appelle "le plaisir" et comme notre monde ne tourne pas autour du bien être des individus, mais de la profitabilité, il n'est nullement tenu compte de ce que les élèves aiment faire, mais de ce qu'ils sont capables de faire, donc on les évalue sur des critères viciés à l'avance (tu es doué pour ce métier, donc tu vas t'y faire chier toute ta vie - C'est sûr c'est hyper motivant ! Accroches-toi pour motiver une équipe qui fait un boulot qu'elle n'aime pas).

Le jeu est d'autant plus faussé, que les échelles d'évaluation humaine sont du grand n'importe quoi.

En effet pour qu'une échelle de valeur soit de qualité, il faut qu'elle soit cohérente et que l'évaluation qui en ressort soit respectable et non discutable, ce qui est loin d'être le cas.

Bien des exemples nous démontre l'incohérence de l'humain qui fait tout sa décrédibilisation.

Prenons par exemple, les échelles de punition (non, je ne vais pas me lancer dans un délire SM dont je ne maitrise pas les ficelles - pas mal le jeu de mots ! lol).

Comment peut-on considérer comme crédible une condamnation lorsque l'on sait que si l'on joue les élèves modèles on ne va en faire que la moitié ?

Comment la justice peut-elle être crédible lorsque l'on voit des grands manitous prendre des peines avec sursis alors qu'ils ont floués des milliers de petits épargnants alors qu'une mère qui vole de la nourriture pour ne pas laisser ses enfants crever de faim prend de la prison ferme ?

Une fois de plus, je prends volontairement des exemples extrêmes, mais c'est toujours comme cela que l'on démontre vraiment les choses.

Nous avons donc déjà établis que :

  • les points évalués ne tiennent pas compte des affinités des élèves
  • les échelles d'évaluation sont nulles
Pas mal ! Non ?

Mais ne nous glorifions pas (si un peu quand même, je suis un génie ne l'oublions pas ! mdr) et continuons.

Je ne déborderais pas sur le sujets des compétences nécessaires pour devenir un professionnel (quel que soit le domaine) vu qu'on a beau apprendre toutes les théories du monde, la réalité du terrain est le seul moyen d'apprentissage (que quelqu'un essaye de me prouver que dans son métier, il n'y a rien qui déborde des théories de bases).

Je ne développerais pas non plus, sur la thématique des spécialistes des ressources humaines qui ne savent même pas en quoi consiste le boulot pour lequel ils sont en charge de recruter un spécialiste, ni sur la compétence des managers à définir clairement un job description.

Ca se complique un peu plus, vous ne trouvez pas ?

On évalue n'importe comment, sur n'importe quoi, pour trouver des adéquations à des compétences nécessaires dont on a aucune idée.

Et le creusement des inégalités dans tout ça ?

Ben, quand on regarde ce qui se passe dans notre merveilleux monde génial, on s'aperçoit que bien des incompétents sont sur les marches les plus hautes, que bien des compétents sont au pied de l'escalier alors qu'ils feraient des merveilles tout en haut.

Si l'on rajoute à cela, l'excellent principe de Peter, qui en gros à compris que chacun atteint un jour son niveau d'incompétence, mais que pour ne pas se faire flouer, arrivé à ce niveau on s'entoure d'incompétents qui ne pourront pas nous piquer la place et sur lesquels on pourra faire retomber toutes les responsabilités ...

Peut-on toujours faire une corrélation entre les notations scolaires et les inégalités ?

Si tel était le cas, le clan des chômeurs ne compterait pas dans ses rangs des diplômés et sur-diplômés !!!

Bref, tout ça pour dire que comme d'habitude, tout est à reprendre à la base dans ce monde idéal qui est le notre !

Mais j'oubliais, je viens d'ailleurs, donc puis-je être crédible ?