... depuis le temps que je vomis ici, j'ai pu regarder en face, ce que je suis, ce que je vaut.

Plus, je m'oblige à cet exercice, plus je me découvre une antinomie flagrante avec ce monde qui s'éloigne chaque jour un peu plus de l'humanité.

Je sais bien que certains diront mais non !

Et pourtant !

Chaque contact avec les autres, qu'ils soient réels ou virtuels, me ramène à cette même conclusion, que soit je n'ai aucun intérêt, soit je suis le bon gros con de service, le "bon copain" comme on dit, celui sur qui on peut compter et qui ne demande jamais rien, par pudeur ou peur de gêner, de déranger, probablement.

Produit obsolète, s'il en est, qui n'a de place qu'au rebut, comme tout produit "en fin de vie".

Et ne venez pas me dire que je suis quelqu'un d'exceptionnel, j'ai lu, comme certains, tout ce que ce blog exprime et personne ne me fera croire que le connard qu'il dépeint tel qu'il est, sans fard, sans tromperie, sans mensonge, est un mec que l'on a envie de côtoyer et encore moins d'aimer, au mieux il fait pitié avec ses principes à la con, complètement dépassés.

Notre monde a mis à mort toute notion de respect, de sincérité au profit de l'intérêt personnel et de l'égoïsme.

A quoi, bon lutter, les ères sont passés les unes après les autres et se sont achevées par un nettoyage total avant qu'un nouveau monde ne démarre, l'ère de l'éphémère est en marche et lamine tout ce qui peut lui porter préjudice.

Je suis fatigué de lutter pour chaque jour souffrir un peu plus, un peu comme un homme perdu au milieu de l'océan qui lutte en permanence pour garder la tête hors de l'eau, mais qui finit par ne plus avoir les forces nécessaires.

Si j'étais de cette époque, je pourrais probablement trouver refuge en un ermitage sur une terre sans vie, mais je suis conçu selon un vieux moule et je ne peux vivre sans les autres.

Une vilaine vague qui déferle, un mauvais moment à passer penseront certains, je n'en suis pas sûr, car cette fois, la vague est plus intense que jamais, plus violente et semble encore plus insurmontable que les précédentes.

Des envies fortes me submergent de tout simplement disparaitre, de laisser vierge de toute trace, cette toile qui s'immisce dans la vie privée de chacun, alors ne vous étonnez pas si un matin vous ne trouviez plus rien de moi par ici ou par là.

Pour l'instant, je résiste, mais combien de temps encore, combien de force me reste-t-il ?