... oui, je crois que je vois son bout, je l'entraperçois vaguement, il faut que je m'en rapproche pour savoir si c'est bien son bout !

Il faut que je sache.

Parce que si effectivement c'est bien son bout, il va falloir que je m'en arrange !

Ca doit probablement être son bout, sinon, je ne ressentirais pas ce que je ressens.

Je le sais au fond de moi, il faut encore que je l'accepte et je crois que j'y suis prêt.

Vous en pensez quoi ? Vous !

Comment ça vous ne voyez rien !

Ah ! Oui ! Je comprends mieux votre cécité soudaine !

Avec votre esprit pervers, vous vous êtes encore imaginé que je parlais du bout de la queue du chat d'un mec !

Mais vous ne pensez qu'à ça !

Oui ! Je sais ! Je vous ai enduit sensuellement de crème et vous êtes excités comme pas deux d'erreur, bien volontairement, mais il n'empêche que maintenant vous avez terriblement envie de mon corps de rêve j'ai obtenu toute votre attention, enfin, si vous avez tenu jusque là !

Non pas qu'il vous faille une attention particulière, mais juste comme ça pour le plaisir de vous faire encore une fois mon numéro du king of the world de le suspens.

Mais ! Me direz-vous ! De quel bout le virus parlait-il donc ?

Oui, il parle souvent pour ne rien dire !

Ben justement ! On est en plein dans le sujet.

Pour les lecteurs de la première heure, et pour ceux qui ont pris le train en route aussi, ce n'est pas un scoop si je vous dit que ce blog, je l'ai ouvert parce que j'avais besoin de faire sortir tout mon mal être, que je l'ai utilisé pour en faire une thérapie.

Le 5 mai prochain cela fera deux ans que j'ai posé les premiers déchets dans mon dépotoir et il s'en est passé des choses depuis.

Avec le recul, je me suis aperçu qu'en fait, c'est surtout la page W. que je n'avais pas véritablement réussi à tourner à l'époque et que si j'étais sur le point d'exploser c'était parce que cette strate de sédimentation de ma vie était encore trop fraîche pour pouvoir sereinement surmonter le reste.

C'est pourquoi, aujourd'hui, je peux dire avec fierté que l'objectif a été atteint et que ce blog m'a permis de tourner définitivement cette page, qui même s'il en reste encore des souvenirs émouvants, est belle et bien archivée.

Ce besoin d'écrire mes souffrances n'est plus puisqu'elles sont aujourd'hui derrière moi.

Là, je vous vois frémissant et au bord de la syncope !

Car, comme vos brillants cerveaux l'ont bien compris, c'est bien du bout de ce blog dont je parlais.

Et mon silence de ces derniers temps est probablement lié au fait que la boucle a été bouclée.

Je me suis donc posé la question de son devenir.

Contrairement à certains, je ne le détruirais pas et s'il est un  jour amené à disparaitre cela sera du à une manipulation de l'hébergeur, car c'est pour moi, un moment de ma vie et tout comme dans la réalité on ne peut supprimer le passé, je ne toucherais pas à ce tas d'immondices.

Il est vrai pourtant que j'ai ce besoin d'écrire et ces derniers temps j'ai encore avancé sur mon roman que vous pouvez retrouver ICI et que je vais continuer à publier plus régulièrement si j'y pense (j'ai un mois et demi de journal d'avance sur vous et je m'amuse comme un petit fou avec la suite de cette histoire).

D'ailleurs, ca serait cool que ceux qui ont le courage d'y passer, me fasse un retour "objectif" sur leur impression à la lecture de cette histoire.

Je me suis aussi demandé si je devais continuer à publier sur ce blog de temps à autre en fonction de mes envies.

Il est vrai qu'à part mes PCF (oui, souvenez-vous mes Plans Culs Foireux), seuls sujets qui semblent avoir du succès, j'ai l'impression de tourner en rond et je ne voudrais pas tourner à la complainte du souffroteux.

Finalement, ceux qui plébiscite des blogs thématiques ont peut être raison, mais je n'ai pas les compétences et d'autres font ça tellement bien que je n'envisage pas de devenir un concurrent des blogs culinaire ou politique ou de quelque spécialité que cela soit.

En bref, je ne sais pas où j'écrirais quand l'envie m'en prendra, ici ou ailleurs, mais si c'est ailleurs je vous le ferais savoir.