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Besoin d'écrire mes souffrances
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1 novembre 2009

L'Homme est ...

pourri de l'intérieur, bête, con et méchant.

Mais tout cela tient plus de la bétise et d'une habitude de dire les choses sans jamais y réfléchir.

Pour preuve, les inepties soulignées à juste titre par Mister Corto que vous trouverez ici :

http://corto74.unblog.fr/2009/11/01/lavorteuse-la-redif-du-dimanche-2/#comments

Un post plein de bon sens qui une fois de plus me ramène dans mes souvenirs et m'a tiré les larmes.

J'aurais pu y mettre un commentaire et m'en tenir à ça, mais ayant besoin de vider mon sac, je n'ai pas voulu poluer son blog avec mes saloperies, je me suis simplement dit que mon dépotoir après tout était là pour que j'y balance toutes ces souvenirs qui me minent plus ou moins, mais qui ont fait de moi ce que je suis (et pas la peine de raler, parce que je dis que le résultat est pas des plus reluisant).

Donc pour en revenir au sujet principal, à savoir l'avortement, je dis OUI et OUI encore, pour pleins de bonnes raisons déjà énoncées dans les commentaires chez Corto (comme ca si vous voulez savoir vous n'avez qu'à les lires - Corto tu pensera à mon chèque pour la publicité que je te fais ), mais aussi parce qu'il permet d'éviter que d'autres "rejetés" viennent grossir les listes déjà trop longue des adhérents de la DDASS.

Et puis, aussi parce que MERDE on est au pays de la liberté (même si c'est relatif et de moins en moins vrai).

Pour ma part, j'y ai été confronté (non ! je n'ai pas changé de sexe ! sinon y'a longtemps que j'aurai attaqué en justice le chirurgien) lorsque j'avais 17 ans.

Pour les lecteurs assidus qui ont tout lu des écrits palpitants du Maxivirus, ils doivent se souvenir (si c'est pas le cas, je ne vous en veux pas, l'auteur n'est pas prévu aux épreuves du bac de cette année, vous aurez bien le temps de réviser ce classique) que j'ai parler de Fabienne mon premier amour féminin qui a disparue alors qu'elle venait de découvrir que son ventre contenait un occupant non volontairement accueilli.

Les derniers mots qu'elle m'a dit lorsque j'ai reçu son dernier appel qui a duré à peine quelques secondes (elle devait le passer en cachette) ont été : "Je ne vais pas le garder ! Je t'aime".

J'ai peut être un fils où une fille quelque part, et je ne le saurai jamais.

Mais, quoi qu'elle ait fait, c'est son choix et heureusement qu'elle avait cette possibilité de choisir.

La deuxième fois, que j'ai du réfléchir sur ce sujet, j'avais 25 ans, cette fois le locataire était voulu et attendu, mais vu que la maman a 10 ans de plus que moi (même si je reste convaincu que si on avait eu le même age on aurait fait pareil, et que je trouve honteux que toutes les femmes quel que soit leur age et leur terrain génétique, n'y aient pas droit d'office) nous, enfin plutôt elle est passé par la case amniosynthèse.

Je suis surement un grand lâche, mais n'ayant pas été pourvu par une soi-disante puissance divine d'une bonté d'ame suffisante pour lui vouer une foi sans limite, je ne me voyais pas assumer une paternité si les résultats c'étaient avérés "non normaux".

Mais ce n'était pas mon corps dont il était question, mais le sien. Par chance nous n'avons pas été confronté à l'obligation de faire ce choix.

Moi, qui trouvait que l'injustice que nous les hommes subissons de ne pas pouvoir donner la vie (ca arrangerait pourtant plus d'un couple gay), ben, je me suis rendu compte qu'elle nous protégeait de cette mutilation physique, même si elle ne nous protégeait en rien de la mutilation psychologique qui y est associée.

Puis, la vie m'a une fois de plus mis en face de cet acte chirurgical, il n'y a pas très longtemps, lorsque ma mère de passage à Paris et déjeunant avec moi, m'a balancé en pleine gueule, probablement parce qu'elle besoin que ca sorte, que j'avais faillis avoir un petit frère ou une petite soeur et que j'avais aussi faillis avoir un neveu ou une nièce avant d'être majeur alors que ma soeur est plus jeune que moi.

Alors à tout ceux qui racontent n'importe quoi, qui pense que l'avortement est un joujou contraceptif, je n'ai qu'une chose à dire, REFLECHISSEZ AVANT DE PARLER, parce qu'une telle intervention, laisse des traces indélébiles chez celles qui y ont recours, mais aussi chez ceux et celles qui les entourent.

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